jeudi, novembre 15, 2018

Avec deux (02) signatures phonographiques sur le marché du disque guinéen, AZAYA fait beaucoup parler de lui grâce à son style musical dont la particularité repose en grande partie sur les mélodies amoureuses autour desquelles, il a su mettre en relief le fondement culturel de ses origines, celles-ci s’attachant au grand Mandin.

Il n’émane pas d’un hasard qu’AZAYA soit perçu comme la révélation de la musique Afro-Manding romantique; ses nombreuses collaborations avec les 80% des vedettes confirmées de la scène musicale guinéenne, lesquelles, il a, soit accompagné comme musicien bassiste ou encore, comme arrangeur, ont forgé en lui, les outils de la performance et de l’expérience musicale dont les bases partent des groupes orchestraux, entre autres, ‘’LES REQUINS DE BALAKALA’’ (2000 – 2005) et le ‘’GBENGBETA SHOW’’ (depuis 2010).

Repéré comme étant une valeur, désormais incontournable,  sa distinction en termes de talent lui vaudra des sorties en Afrique en 2001(au Mali où il partage la scène avec la star BAMANI KONE) et en 2003 (Sénégal – Gambie –  Guinée Bissau et Mauritanie en compagnie de (feu) SAÏDOU SOW). On le reverra en 2008 aux côtés de SEKOUBA KANDIA KOUYATE pour une tournée aux Etats-Unis d’Amérique (New-York – Philadelphie – Baltimore – New Jersey – Maryland – Washington DC et Michigan). C’est de là d’ailleurs qu’il réalisera son tout premier single ‘’PARDONNES-MOI’’ conçu d’un mélange du slow et du rythme Manding. Durant son parcours de musicien, le genre urbain n’est, pour sa part, pas resté en marge de ses services dont les mérites sont grandement reconnus de ceux qui se sont illustrés dans cette catégorie artistique en Guinée.

Après son 1er album intitulé ‘’GNAKROURA – GNAKROURA’’ livré sous l’appellation de MOHAMED JAMES, celui que les mélomanes se plaisent à appeler désormais AZAYA, se confirme avec une 2ème expérience studio du nom de ‘’GNÈNÈSSOUMA’’ et se fait reconnaître comme étant la révélation de la musique manding romantique. A plein dans les préparatifs de son nouvel album ‘’MA DIFANYIYA’’ sortie en janvier 2017, AZAYA réserve encore une grande surprise aux mélomanes guinéens et africains avec des collaborations enregistrées avec plus de 15 artistes internationaux entres autres;

HISTORIQUE

L’ENFANCE  ET  LES  DEBUTS …

A Kankan où il voit le jour au sein d’une famille de griots, Mamadi KAMISSOKO fera sa tendre enfance auprès de ses grands parents (feu) BALAKALA (son grand oncle) et Maman MAKOURA (sa grand-mère). Il faut dire que son père AZAYA  dont il porte maintenant le nom, est reconnu comme le meilleur batteur du groupe orchestral standard de PETIT CONDE.

 C’est donc très tôt dans son adolescence que Mamadi KAMISSOKO s’introduira dans le paysage de la musique guinéenne à partir de l’école de son grand oncle où il rattrape les traces des nombreux artistes qui y sont passés tels que MORY DJELY DEEN KOUYATE – (feu) MANFILA KANTE – SEKOUBA BAMBINO DIABATE suivis de bien d’autres encore. Il a juste suffit de quelques temps pour que les observations présagent déjà un brillant avenir au très jeune Mamadi KAMISSOKO dont l’assiduité et l’intelligence apparaissent tout à fait nettement dans son apprentissage. Tant bien que les choses se déroulent normalement, personne n’imagine, pour autant, qu’il ambitionne une véritable identité dans le monde de la musique. Mais, les reflets de son esprit ne tarderont pas à se montrer puisque la succession des années permettra à son entourage de comprendre qu’il souhaite aller loin. Cependant, le brillant élève dont il fait preuve dans la formation intellectuelle, laisse ses proches partagés entre carrière musicale et celle dite administrative. Alors que, ces deux réalités vont bon train pour lui, Mamadi KAMISSOKO qui ne décline pour autant pas encore réellement son itinéraire pour l’avenir.

AZAYA ET TIMAYA EN TOURNAGE DU CLIP

PROFESSIONNALISATION …

L’intervalle de 2000 à 2005 affichera beaucoup plus précisions sur le jeune Mamadi KAMISSOKO qui intègre pour la première fois un orchestre du nom de ‘’LES REQUINS DE BALAKALA’’. Au fil du temps qui marque cette période, il réussit à se distinguer comme un spécialiste bassiste et chanteur interprète au sein de ce groupe basé à l’intérieur du pays et dont, le professionnalisme permettait, à l’époque, d’interpréter les titres de tous les artistes guinéens. Cette renommé permit ainsi audit groupe, d’accompagner plusieurs artistes du pays, à savoir, (feu) SAÏDOU SOW – TIRANKE SIDIME – MAÏ KOUYATE – DJE GNALÉN – MATA VIEUX – SEKOUBA KANDIA – ABRAHAM SONTY – ABRAHAM SONTY KOUNDOUWAKA – DJEKORIA FANTA et MORY DJELY pour ne citer que ceux-là sur une longue liste. Ayant donc bénéficié de la confiance de ces artistes qui l’avaient remarqué, Mamadi KAMISSOKO entreprendra des voyages avec certains d’eux dans la sous-région. C’est ainsi qu’en 2001, il a l’honneur d’accompagner MAÏ KOUYATE (non-voyante de son état) au Mali (Bamako) et, en 2003, ce sera le tour de (feu) SAÏDOU SOW pour une tournée qui regroupera Dakar (Sénégal) – Banjul (…………..) – Guinée Bissau et Mauritani

LA  POURSUITE  DES  ETUDES …

Même si la musique lui réussit avec aisance, Mamadi KAMISSOKO, se faisant appelé maintenant ‘’MOHAMED JAMES’’ dans le paysage musical, tient cependant à appartenir au rang des intellectuels. Réalisant que le parcours pédagogique apporte toujours un plus à ce que l’on fait ou qu’on fera plus tard, il décide de terminer ses études tout en poursuivant son activité artistique. C’est ainsi que MOHAMED JAMES quitte la ville de Kankan pour s’installer à Conakry en 2006 avec cette ambition. Au fil du temps, il est découvert et courtisé par un certain YAKHOUBA SÉKOU qui l’invite à intégrer son groupe musical en qualité de bassiste. Le talent étant une denrée sûre qui ne trahit pas son homme, la nouvelle recrue qu’il est, s’impose très vite et, tout de suite, il s’affiche au rang des meilleurs bassistes de la capitale. Cette position lui vaut son départ pour les Etats-Unis d’Amérique, en 2008, avec l’artiste SEKOUBA KANDIA KOUYATE pour la conquête de plusieurs villes (New-York – Philadelphie – Baltimore – New Jersey – Maryland – Washington DC et Michigan) dans lesquelles, l’on retient une brillante prestation scénique de MOHAMED JAMES; c’est de là-bas qu’il enregistrera son 1er single qu’il ferra appelé ‘’PARDONNE-MOI’’. Cet essaie est un véritable exploit dans la mesure où l’artiste réussit à créer une symbiose entre le slow et les rythmes manding. Désormais rassuré qu’il est à mesure de s’engager dans une véritable conquête de la scène musicale en tant qu’artiste-chanteur, MOHAMED JAMES commence à se préparer sans pour autant rompre avec sa véritable mission qui est de finir ses études. Il s’en sort finalement avec un diplôme universitaire en DROIT PRIVEE. Cette inquiétude abolie, il estime pouvoir s’engager maintenant dans une véritable carrière artistique. 

AZAYA ET CHIDIMMA EN PLEIN TOURNAGE DE SON PROCHAIN SINGLE

VERS LE  1er ALBUM …

Nous sommes dans l’intervalle de 2008 – 2011, MOHAMED JAMES intervient dans 80% des albums qui sont livrés dans le paysage musical. Recruté chef d’orchestre et directeur artistique du groupe de l’artiste KOUNDOUWAKA, en passant, à partir de 2010 par le groupe ‘’GBENGBETA  SHOW’’ (reconnu pour son interprétation des titres des grandes stars mondiales), MOHAMED JAMES fait aussi la convoitise des artistes de musique urbaine qu’il assiste régulièrement dans les arrangements studios et les concerts live. En 2011, il est choisi aux côtés de quelques artistes pour se rendre au Brésil et en Espagne où il participe au festival international ‘’CONSCIENCE  NEGRE’’. De cette sortie, il est découvert et apprécié par de nombreuses stars étrangères à titre d’excellent guitariste-bassiste que la Guinée lui reconnait comme étant le 1er dans cette compétence musicale.

Patient et serein comme une force tranquille, MOHAMED JAMES s’attèle à la réalisation d’une œuvre phonographique de seize (16) titres qu’il terminera en décembre 2012 sous le nom de ‘’GNAKOURA GNAKOURA’’. Cet album marquera véritablement le début de la carrière de MOHAMED  JAMES comme artiste-chanteur. A travers ce produit, l’artiste s’engage dans la revalorisation de la culture guinéenne qu’il estime sous menace de relégation en arrière plan face à celle d’autres Nation qui, pourtant s’en inspirait. Faisant objet de grand bruit dans l’arène musicale, ‘’GNAKOURA  GNAKOURA’’ se démarque par un métissage rythmique bien réussit dans lequel, le slow et la musique manding font bon ménage.

CONTINUER A ETRE UTILE AUX AUTRES…

Tant bien qu’il ait décidé de développer une carrière d’artiste-chanteur, MOHAMED JAMES n’a, pour autant, pas rompu avec ses habitudes d’assistance aux autres artistes du pays. Il continue à répondre à leurs besoins en leur offrant son expertise dans les studios d’enregistrement et sur scène.

Cependant, il ne s’arrêtera pas à cet album qui a grandement amélioré son image d’artiste complet. Il envisage s’engager dans une deuxième expérience qu’il prépare soigneusement tout en conservant les habitudes professionnelles à travers lesquelles, il fut découvert dans le monde de l’art musical et de la culture. 

UN  2ème  ALBUM  ET, LA  CONSECRATION…

Pendant que tout semble se normaliser aux yeux des artistes-chanteurs présents sur la scène musicale, MOHAMED JAMES prépare encore l’enregistrement d’un autre album dont les textes sont déjà écrits.

Mais cette fois-ci, il compte énormément changer la donne et se faire correctement connaître des mélomanes. Tout part d’abord du changement de sobriquet. En lieu et place de MOHAMED JAMES, il se fera appelé du nom son père, c’est-à-dire ‘’AZAYA’’, reconnu comme étant l’un des meilleurs batteurs ayant appartenu à un groupe orchestral renommé du pays, à savoir ‘’LE  GROUPE  STANDARD  DE  PETIT  CONDE’’. Mais déjà, cette première action portant sur la révision de son appellation de scène devrait en dire grand sur ce qui allait se passer. Dans les coulisses des studios de Conakry, ceux qui avaient eu la chance d’écouter quelques titres, soufflaient la qualité du produits en perspective dans les oreilles des uns et des autres. Peu à peu les choses se mettent au point et, la sortie de l’album est annoncée pour le 24 avril 2015 dans un centre de loisir de la place habitué à la réception des artistes pour des présentations officielles d’œuvres phonographique ou encore des concerts ordinaires. Quelques titres promotionnels relayés par les différentes stations de radios du pays, lesquels sont consolidés par la diffusion d’un clip très illustratif, laissent les mélomanes dans une soif impatiente d’avoir le produit à leur disposition. C’est ainsi qu’au jour J, les mélomanes se retrouvent devant un album de très grande qualité dans lequel, ils découvrent un véritable brassage culturel professionnellement taillé sur mesure entre le slow et la musique manding. Les jours qui suivront, feront l’objet d’une très grande réclamation de cette œuvre de quinze (15) titres (GNÈNÈSSOUMA) qui suscite la sollicitude du désormais AZAYA sur toutes les scènes du pays. De cet instant, AZAYA fait sa rentrée dans la cour des grands, non pas au niveau de la Guinée seulement, mais à travers l’Afrique à qui, il propose un autre goût de la culture africaine et l’installe dans un place de choix dans le concept du rapprochement promu par le brassage culturel.

Cependant, malgré sa célébrité qu’il obtient de cette consécration, AZAYA reste tout aussi naturel que jadis, avec pour seule ambition que, de permettre à la culture guinéenne de prouver que la richesse de son pays dans ce domaine, n’est pas allée à l’usure avec les réalités que le temps présente actuellement.